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INITIE DE LA BOURSE
Avis Initié de la Bourse 18:23 17/11/08 Dans la revue de l'Initié de la Bourse de ce jour : La société technologique liégeoise a été sévèrement sanctionnée pour son carnet de commandes décevant. Au trimestre écoulé, EVS a tiré pleinement profit des Jeux olympiques, qui lui ont assuré une augmentation de plus de la moitié de son chiffre d’affaires et de son bénéfice. Cependant, l’avenir proche est moins prometteur. D’une part, la crise économique implique le gel complet des investissements par les producteurs télévisés. En outre, en 2009, aucun événement sportif d’envergure capable de doper les ventes n’est au programme. Cela dit, la sanction infligée au titre naît du fait que les analystes avaient avancé des prévisions trop ambitieuses. EVS ne se trouve pas dans une nouvelle situation, car à l’automne 2004 et 2006, le contexte était identique. Cette fois encore, les compétitions sportives nationales assureront les rentrées d’argent. Les projets d’investissement des sociétés de médias dépendront de l’impact de la récession sur le secteur. 2009 sera une année de transition, où le groupe anticipera cependant dès le second semestre sur des événements tels que les Jeux olympiques d’hiver, les Jeux du Commonwealth et la Coupe du Monde de football en Afrique du Sud. Le management relève le dividende d’un quart et réitère ses projections pour 2008. Autre aspect négligé par le marché: la participation de près de moitié d’EVS dans XDC. Cette société produit des serveurs pour le cinéma numérique mais intervient également comme intermédiaire entre les studios de cinéma et les exploitants de cinéma. Le seul facteur empêchant une véritable percée du cinéma numérique est son financement : les frais (nouveaux appareils) sont à la charge des exploitants de cinémas tandis que les revenus (économies en frais de production et de transport) reviennent aux studios. La solution réside au niveau du Virtual Print Fee (VPF), un système qui prévoit que les studios assument environ deux tiers des coûts tandis que les exploitants déboursent le solde. Ce système existe depuis plusieurs années aux Etats-Unis et a fait son entrée en Europe cette année. XDC a signé un accord avec Warner Bros, Paramount, Twentieth Century Fox et Walt Disney, notamment, prévoyant à terme le financement de 8000 systèmes numériques. XDC, en tant qu’intermédiaire, assure l’intégration de tous les appareils et vend les systèmes aux cinémas. Ceux-ci lui versent un montant en échange du leasing des appareils, tandis que les studios paient une somme fixe pour chaque diffusion de film. XDC est encore déficitaire pour l’instant mais nous prévoyons un break-even au plus tard en 2012. À terme, le potentiel de revenus récurrents est très grand car le cinéma numérique en est à ses balbutiements en Europe. En ce qui nous concerne, nous pensons que le récit de croissance d’EVS est intact. Actuellement, le groupe est confronté à deux éléments négatifs: la crise économique et l’absence de revenus complémentaires. Mais ceci n’altère en rien son potentiel de long terme. Même si l’on tient compte d’un repli du bénéfice de 30% en 2009, EVS affiche actuellement un C/B de moins de 10. Le repli de cours est en conséquence disproportionné: digne d’achat.
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